Les sanctuaires marins, un refuge pour la faune de l’océan

Fish swarm in the Cordell Bank sanctuary off the northern California coast. (NOAA/Joe Hoyt)

C’est scientifiquement prouvé : les stocks halieutiques et la vie marine en déclin peuvent se reconstituer* dans un habitat protégé.

La création de nouvelles aires marines protégées est donc une priorité pour les pays qui participent à la conférence Our Ocean, One Future*, organisée par le département d’État les 15 et 16 septembre.

Les réserves marines des États-Unis protègent les ressources naturelles et culturelles tout en permettant au public, et aux générations futures, de profiter des océans. Les États-Unis ont étendu les aires marines protégées dans leurs eaux territoriales, et notamment :

  • Le Papahanaumokuakea Marine National Monument, dont la superficie a été quadruplée par le président Obama, le 26 août. Couvrant une zone marine égale à deux fois la taille du Texas, cette aire riche en coraux contribuera à protéger plus de 7 000 espèces.
  • Le Pacific Remote Islands Marine National Monument*, une aire marine protégée au milieu de l’océan Pacifique qui compte sept îles et atolls. En 2014, le président Obama a adopté une mesure multipliant par six l’étendue de cette aire*. Selon le National Wildlife Refuge System, ces îles représentent « la collection la plus vaste d’aires protégées de la planète abritant des récifs coraux et des oiseaux de mer et de rivage, sous la juridiction d’un seul pays ».
Photo sous-marine d’un groupe d’anémones de mer mauve et turquoise (USFWS)
Cette anémone de mer dans l’aire protégée des îles reculées du Pacifique peut atteindre un mètre de diamètre. (USFWS)
  • L’aire marine protégée du golfe des Farallones*, au large des côtes nord de la Californie, a plus que doublé en taille en 2015, ce qui a permis de préserver un très riche écosystème marin. Les eaux de l’aire couvrent 8 534 kilomètres carrés dans l’océan Pacifique et fournissent un habitat à 25 espèces rares, à 36 espèces de mammifères marins, à plus de 250 000 oiseaux de mer et à l’une des plus grandes populations de grands requins blancs de la planète.

  • L’aire marine protégée de Cordell*, adjacente à celle du golfe des Farallones, se développe au point de couvrir 3 330 kilomètres carrés. Une formation rocheuse sur le fond marin, le banc et les conditions marines qui l’entourent ont créé un écosystème marin très productif.

  • L’aire marine protégée de la baie de Thunder*, sur le lac Huron, préserve l’histoire maritime unique de la région. Le soutien du public a permis à l’Administration nationale des études océanographiques et atmosphériques d’élargir l’aire protégée* en 2014. Son étendue est aujourd’hui 10 fois supérieure à sa superficie originale.
Un plongeur sous l’eau près d’une épave (NOAA/NMS
Un plongeur examine une épave dans l’aire marine protégée de la baie de Thunder. (NOAA/NMS)

Outre les aires marines protégées citées ci-dessus, les États-Unis gèrent un vaste réseau* de réserves, de parcs et de refuges naturels dans des zones côtières et insulaires.

Voici quelques activités qui vous permettront de soutenir une aire marine protégée* près de chez vous.

  • Aidez à nettoyer une plage*.
  • Devenez un scientifique citoyen* en participant au prélèvement d’échantillons d’eau, à des dénombrements d’espèces ou à un projet de recherche.
  • Devenez un ambassadeur* de bonne volonté pour une aire marine protégée et sensibilisez le public à son importance.
  • Faites du bénévolat* en tant que naturaliste sur le terrain pour aider les autres à apprécier les ressources naturelles des aires marines protégées.
  • Faites savoir aux élus que vous êtes pour la multiplication des aires marines protégées*. Elles ne représentent qu’environ 1 % des océans actuellement.

 

*en anglais

share America -By Charlene Porter – 12 septembre 2016