Renouvelons notre engagement à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles

Département d’État des États-Unis

Blog officiel

Le 25 novembre 2017

 

Au cours de sa vie, une femme sur trois dans le monde sera victime de violence. Si l’on prend en compte les coûts que la violence fait peser sur les personnes, les familles, les communautés et les économies, il s’agit là d’une statistique que nous ne pouvons ignorer. Le 25 novembre, la communauté internationale célébrera la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes et entamera « 16 jours d’activisme contre la violence liée au genre », une campagne annuelle visant à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles.

Ces désignations offrent l’occasion non seulement de se souvenir et d’honorer les survivantes et les victimes, mais aussi de faire le point sur cette épidémie mondiale, de réévaluer les stratégies qui permettront d’y mettre fin et de reprendre la lutte avec une énergie renouvelée.

Plus tôt dans la semaine, le secrétaire Tillerson a déclaré que « les États-Unis ne faibliront jamais dans leur soutien pour l’égalité des femmes ». Défendre le droit des femmes et des filles à vivre à l’abri de la violence est un engagement quotidien des diplomates américains et des experts en développement. Les États-Unis s’emploient à soutenir la sécurité et l’autonomisation des femmes et des filles. Alors que les crises humanitaires se multiplient dans le monde, les États-Unis s’engagent à faire en sorte que les femmes et les filles victimes ou vulnérables aux violences, aux conflits ou aux catastrophes naturelles aient un accès sûr à un soutien et à des services vitaux.

À titre d’exemple, alors que l’Iraq est en phase de récupération après le retrait de Daech, les programmes financés par les États-Unis viennent en soutien aux femmes et aux filles ayant survécu à la violence et à la captivité. Des services psychologiques, sanitaires, économiques et sociaux les aident à reconstruire leur vie. Nous sommes fiers que de telles actions américaines ­– et d’innombrables autres dans le monde entier – soient entreprises en partenariat avec des survivantes de la violence et en collaboration avec d’autres gouvernements et donateurs.

Tout au long de ces 16 jours d’activisme, le département d’État des États-Unis et les missions diplomatiques américaines à travers le monde redoubleront d’efforts pour mobiliser les communautés, continuer de venir en soutien aux survivantes et investir dans la prévention. Après tout, cette forme de violence peut être envisagée comme une question relative aux droits de l’homme, à la santé, à l’économie et à la sécurité. Le fait que d’autres journées internationales se chevauchent avec les 16 jours d’activisme offre un rappel constant des répercussions uniques des  mille et une formes de violence sur les femmes et les filles, dont notamment :

  • Le 1er décembre, la Journée mondiale de lutte contre le sida, qui est un bon rappel du lien existant entre le VIH / sida et la violence conjugale. Les filles victimes de violence sont jusqu’à trois fois plus susceptibles d’attraper le VIH ou d’autres infections sexuellement transmissibles. Dans 13 pays où les États-Unis ont soutenu la collecte de données sur la violence contre les enfants, des enquêtes montrent qu’en ce qui concerne les filles, plus d’une expérience sexuelle sur quatre s’était faite par la force ou sous la contrainte.
  • Le 2 décembre, la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, qui souligne que la traite des personnes demeure un problème mondial qui affecte des millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Plus de 70 % des victimes sont des femmes et des filles, et le motif principal demeure l’exploitation sexuelle. En outre, les organisations extrémistes violentes utilisent la traite des êtres humains comme une tactique pour réprimer les femmes et les filles, recruter des terroristes et stigmatiser les communautés.
  • Le 3 décembre, la Journée internationale des personnes handicapées, qui incite les défenseurs et les décideurs à reconnaître les expériences uniques de ces hommes, femmes et enfants qui vivent avec un handicap. Le genre ou la capacité d’une personne ne devrait pas nuire à sa sécurité, mais les femmes souffrant d’un handicap sont deux fois plus susceptibles d’être victimes de violence domestique et sont exposées à un risque plus élevé de violence sexuelle.
  • Le 9 décembre, la Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, d’affirmation de leur dignité et de prévention de ce crime, qui réaffirme la détermination de la communauté internationale à prévenir les atrocités et à demander des comptes aux auteurs de ces crimes. En période de conflits, les femmes et les filles sont souvent délibérément ciblées à des fins de violence sexuelle afin d’humilier, de dominer et de terroriser les communautés. Cela vient rompre le tissu social qui les unit, ce qui rend la réconciliation et la paix plus difficiles à atteindre.
  • Enfin, cette campagne de 16 jours se terminera le 10 décembre avec la Journée internationale des droits de l’homme, qui rend hommage aux défenseurs des droits de l’homme dans le monde. Les femmes qui luttent pour la défense des droits de l’homme sont souvent en première ligne pour lutter contre la violence à l’égard des femmes et des filles, plaidant en faveur de la justice au prix d’importants risques contre leur personne, et ne recevant pourtant de reconnaissance officielle que très rarement.

 

Cette importante série de journées commémoratives va bien au-delà de quelques dates à marquer sur votre calendrier. Ces dates nous rappellent que des changements transformateurs sont possibles lorsque la communauté mondiale réagit aux crimes qui détruisent des vies et font obstacle aux économies.

Défendre les droits des femmes et des filles, c’est en faire profiter le monde entier.

Rahima Kandahari

Source: https://blogs.state.gov/stories/2017/11/25/en/let-s-recommit-ending-violence-against-women-and-girls

À propos de l’auteure : Rahima Kandahari est directrice des opérations au bureau du secrétaire chargé des Questions relatives aux femmes dans le monde.

Note de la rédaction : cet article est également paru dans la publication du département d’État des États-Unis sur Medium.com.

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Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.